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Extr 3 Génie?

J’eus bien du mal à convaincre les plus excités de ne pas faire un sort à l’assassin. Mais j’étais le chef !

-          « - Cette loque, ce débris ? En es-tu sûr, Julius ?

-          Oui, Mirza, ce déchet, ce rebut est un être humain, un être humain que je maîtrise et qui est devenu un pantin qui m’obéira en tout. »

La bataille avait fait cinq morts et une dizaine de blessés. Je regardais, gêné, les équipes qui les secouraient, m’en voulant de ne pas avoir agi plus tôt. Puis je compris que c’était le choc du massacre qui avait déclenché cette formidable réaction. Mon ancienne voisine intervint, la puanteur régnant dans la maison l’incommodait. Difficile d’ouvrir portes et fenêtres. Les politiciens humains pour qui c’était pourtant plus facile n’y parvinrent jamais. Mais nous étions motivés ! C’était pour elle… Notre ami apothicaire rapporta des plantes qui dégageaient de fortes odeurs bien plus agréables. Elles brûlèrent toute la nuit.

 Nous infligeâmes une terrible torture à notre captif renommé Gus, le jetant dans un grand baquet d’eau. Il faillit d’ailleurs s’y noyer. Continuant à explorer son cerveau atrophié je ne trouvai que deux centres d’intérêt, Peyrouton et l’alcool. Je pensais le sevrer mais, imaginant les horribles souffrances qui l’attendraient, je lui épargnai cette torture. J’encourageai même son vice. Je parle de l’alcool pas de Peyrouton, pendant qu’il cuvait j’étais tranquille.

A la première assemblée de « l’Union des Chiens Libres » mon plan fut adopté à l’unanimité même si tout le monde n’avait pas tout compris. La nuit précédente avait été un désastre, nous nous marchions dessus. Je choisis une vingtaine de chiens, renvoyant les autres à notre ancien refuge. Les cours commencèrent de suite.

Pendant notre pause je me promenais dans le bois avec ma petite chienne préférée. Encore des ordures jetées en vrac ! Je maudissais les humains qui traitaient si mal notre planète commune qu’ils avaient en gérance. Mon amie était en arrêt devant un objet inconnu. J’avais vu chez Maureen notre femme de ménage en utiliser un semblable. Neuf, il contenait une poudre blanche désagréable qui piquait les yeux. Mélangé à de l’eau chaude, ça nettoyait, disait-on, bien et partout. L’objet était vide et le contenu ne l’intéressait pas, elle prit son élan et lut l’étiquette à haute voix. Ce fut le premier mot qu’elle déchiffra sans mon aide. Elle voulut se nommer ainsi. Génie était, cela-dit, un peu trop prétentieux, je la convainquis de le changer en Jenny. 

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