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    Jeanluke L.

Extr Bonus Pierre et le chien

Même un grand professeur peut parfois parler trop vite. En se levant à cette heure matinale et pour lui très inhabituelle, Pierre s’en voulait. Mais il s’était engagé et pour lui la parole donnée… Etienne Lemonnier qui fut son meilleur étudiant volait désormais de ses propres ailes mais il lui restait des lacunes, Pierre se faisait toujours un plaisir de l’aider. Mais il y avait des heures pour aider les gens ! Hum ! Lemonnier prenait l’avion le jour-même pour les Etats-Unis, il n’y avait pas le choix. Cela-dit, il était debout, le plus dur était fait. Restait à s’habiller vite et à se glisser dehors, il ferait une toilette complète le lendemain.

-          « - Pierre ! Tu es déjà debout ! Mais que t’arrive-t-il ? »

Catastrophe ! Il avait réveillé Maureen ! La jeune femme ne comprit pas tout aux explications brumeuses de son mari. Pierre sortait aider un étudiant sans prendre de petit-déjeuner. Sa responsabilité d’épouse était engagée, elle ne pouvait le laisser partir le ventre vide, surtout s’il avait un gros effort intellectuel à fournir. Elle ne lui laissa pas le loisir de refuser la collation et entreprit de faire du café et de beurrer des toasts. Lui se passait un peu d’eau sur le visage, regrettant de ne pas avoir laissé pousser sa barbe. Très en retard il partit en courant et manqua trébucher sur Kiki qui rentrait. Il ne s’excusa même pas, ne pouvant s’attarder.

Paris Lemonnier venait de partir. Encore une heure avant son premier cours. Très mauvais plan ! De plus il avait failli blesser le petit chien de Mélody. Soudain il réagit, c’était ça la chose anormale, illogique qu’il avait perçue et dont il ne parvenait pas à se souvenir. Que faisait Kiki dehors à six heures du matin ? Il semblait rentrer. Comment faisait-il pour entrer et sortir ? Et d’où revenait-il ? En dégustant un autre café Pierre songeait. Il n’était pas un scientifique pur. D’ailleurs cette catégorie existe-t-elle ? Jamais avare en imagination,son esprit vagabondait, évoquant cette fois une relation torride avec une petite chienne. Il ne se laisserait pas fléchir ! Si ce Kiki revenait avec une ribambelle de chiots, il ne les accueillerait pas. Que Monsieur le grand séducteur assume ses actes !!!

 Il y pensa toute la journée. Son chien était-il atteint de dédoublement de la personnalité ? Docteur Kikill et Mister Kyde !!! N’importe quoi ! Il fallait en avoir le cœur net. Découchait-il souvent ? Ou cela n’était-il arrivé qu’une fois. Il l’espionna des jours et des nuits. A plusieurs reprises il réveilla Maureen, de plus en plus inquiète au sujet de la santé mentale du grand professeur. Il ne pouvait décemment pas lui dire qu’il espionnait Kiki. Une fois, il réveilla Mélody. Dans la maison en révolution, il aperçut le petit chien qui retournait tranquillement se coucher. Pierre se rendit à l’évidence, Kiki découchait toutes les nuits.

Maison du Professeur Grégorius La petite fille qui ouvrit avait quelques années de plus que Mélody. Zoé que nous retrouverons souvent dans ce livre était la nièce du plus original des professeurs de l’Université. Jonathan Grégorius enseignait la Biologie. Comme Pierre, c’était un touche-à-tout. Ses collègues le prenaient pour un hurluberlu, ses étudiants l’adoraient. Pierre était le seul enseignant à accorder de l’attention sinon du crédit à ses idées farfelues et à ses théories incongrues. A la mort de son frère et sa belle-sœur dans un accident de voiture, il recueillit la petite qu’il éleva comme sa fille. Très tôt il lui fit partager ses idées et théories. A cette époque Grégorius s’intéressait aux chiens et, caché avec Zoé, étudiait leur comportement comme d’autres observaient les oiseaux. Pierre lui parla de Kiki. Il l’invita à passer chez lui… et oublia.

 Zoé qui avait l’habitude alla secouer son vieil oncle et le sortit à grand ’peine de ses recherches. Pierre montra une photo de Kiki, Grégorius sursauta et l’emmena dans leur petite salle de projection. Zoé suivit, ils entraient dans son domaine. Elle lança le projecteur, Kiki apparut. Pierre confirma, c’était bien lui. Puis ce fut un nommé Kandor, un chien errant, chef d’une bande redoutable, Kiki le rejoignait tous les soirs. Pierre ne comprenait pas, Kiki était un petit chien de salon, que faisait-il avec ces fauves ? Grégorius l’invita à regarder l’écran, un film remplaçait les photos. On y voyait Kiki avec Kandor et sa bande. Tous ces molosses semblaient manifester le plus grand respect, voire la soumission, au petit chien de Mélody. Incompréhensible ! Soudain Pierre sursauta, Kandor avait saisi Kiki aux épaules.

-          « - Que font-ils ? Ils vont se battre, Kandor n’en fera qu’une bouchée !

-          Mais non, Oncle Pierre, regarde, ils se donnent l’accolade. »

C’était incroyable, inconcevable ! Ils en parlèrent longtemps sans trouver d’explication. Malgré les mises en garde des deux hommes, Zoé se fit chasseuse d’images. Elle ne quitterait pas ces chiens étranges de l’œil ni de la caméra.

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